LITTERATURE FRANCOPHONE

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© Éditions Allia, 2009

Éditions Allia, août 2009
Nbre de pages : 127 pages
Format : 17 x 21 cm

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RENTRÉE LITTÉRAIRE 2009 :

Ce roman a été lu dans le cadre de mon challenge du 1% Littéraire ! (4/7)

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DU MÊME AUTEUR :

L'AGENT DE LIAISON


É
d. Allia, 2007


Par effraction

d'Hélène Frappat

Un roman envoûtant !

Il se dégage de ce roman tout à fait singulier une petite musique entêtante, ou plus précisément un agréable ronronnement qui nous accompagne tout au long de notre lecture, celui émis par un projecteur super 8 déroulant les bobines d'un vieux film argentique.
Et pour cause : une des deux histoires que nous découvrons au fil des pages est celle contenue dans un lot de films familiaux datant des années 50, acheté par hasard par un inconnu (simplement désigné par l'auteur par un "vous" assez déstabilisant) au Marché aux Puces de Clignancourt, que celui-ci se projette en désordre un soir d'hiver sur le mur blanc de sa chambre. En visionnant ainsi ces films muets, cette personne se fait le spectateur de la vie d'une certaine jeune fille issue d'une famille bourgeoise, nommée Aurore, qu'elle voit, par bribes, évoluer au fil des années, en noir et blanc puis en couleurs, sous l'œil omniprésent de la caméra jusqu'au moment où, subitement, elle en disparaît...
En miroir de l'histoire d'Aurore que nous découvrons par dessus l'épaule de notre inconnu voyeur (d'où peut-être cette utilisation du "vous" qui implique nécessairement le lecteur) se présente aussi celle, énigmatique, d'une intrigante jeune fille, nommée A., au mystérieux pouvoir télépathique. Cette jeune personne a beaucoup de difficultés à vivre avec son don incroyablement isolant qui lui permet de lire dans les pensées les plus intimes des autres et ne rêve que de silence...
A ces deux récits qui s'entremêlent d'une façon fascinante jusqu'à se confondre (même les deux personnages d'Aurore et d'A. ne semblent faire finalement qu'un alors que nous savons qu'ils évoluent à cinquante ans d'intervalles) se superpose la transcription de rêves aquatiques qui donne à ce roman une enveloppe onirique très particulière...

En somme, un roman étrange et troublant (comme sa fin qui offre à son lecteur une multitude d'interprétations), où l'effraction intime est reine, dans lequel je me suis immiscée avec délectation !

Lire le début sur le site Culturesfrance
Lire les avis d'autres lectrices : Antigone, Clarinette et Sylvie

Marie.
Dimanche 17 janvier 2010.
In Lecture & Cie

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